Vincent Bouhier
chevalier, nomme Vice-Seneshal de robe court de Fontenay-le-Comte
les parents: Jean Bouhier (-1598)
Marie de Bourdigalle
2 parchemins 30x22 cm
P.S., 1612
Vincent Bouhier († v. 1631), seigneur de Beaumarchais, détient d’abord les charges de conseiller-secrétaire du roi Henri IV et de « receveur-payeur du fait et dépenses des Écuries du Roi ». Il est pourvu de celle d’intendant de l’ordre de Saint-Esprit en 1599 et la conserve jusqu’à son décès. Contrôleur général de l’artillerie en 1600, il devient surtout trésorier de l’épargne en 1605.
De son mariage avec Marie Lucrèce Hotman, il a deux filles : l’une, Lucrèce-Marie, épouse d’abord Louis Ier de La Trémoille, marquis de Noirmoutier, puis, en 1617, Nicolas de l’Hôpital, maréchal de Vitry ; l’autre, Marie, épouse, en 1611, Charles de Coasker, marquis de La Vieuville, surintendant des finances.
À partir de l’été 1624, il est entraîné dans la mise-en-cause et la disgrâce de son gendre marquis de La Vieuville, qui offre sa démission au Roi, avant que celui-ci ne le fasse arrêter à Saint-Germain-en-Laye et conduire à Amboise. Marie de Médicis voue alors une hostilité marquée à Monsieur de Beaumarchais, en raison de l’alliance contractée avec le maréchal de Vitry, assassin de Concino Concini, mais sans doute aussi en raison de l’exceptionnelle fortune qu’il a accumulée en dépit de son extraction sociale relativement modeste. Un dossier à charge est réuni par Monsieur de Juvigny au cours du second semestre 1624.
Ayant pris la fuite vers Noirmoutier après l’arrestation de La Vieuville, il est poursuivi pour seize chefs d’accusation, relevant essentiellement de la malversation, le dernier formulé en ces termes, [pour avoir] « acquis les grands biens qu’on dit qu’il possède aujourd’hui, montant à plus de douze millions de livres, car ayant été longtemps dans sa charge et ayant toujours partagé avec ceux qui avaient à recevoir de l’argent de lui, il lui a été facile de s’enrichir ». Il est condamné par contumace, en janvier 1625, sans preuve tangible, à être pendu en effigie et à une amende d’un million de livres. La procédure judiciaire ne connaît pas d’autre développement